Condition de l’établissement d’une grande démocratie européenne (deuxième partie)

Dans la perspective d’une grande démocratie Européenne avec un président élut au suffrage direct, j’ai décidé de publier deux textes absolument fondamentaux de Charles-Louis de Secondat, Baron de La Brède et de Montesquieu qui sont extraits de « De l’esprit des lois » (1748). Je publie aujourd’hui le deuxième texte qui est assez complexe, mais les conclusions que l’on peut en tirer ne sont pas moins importantes.

Montesquieu aborde le problème central qui est la difficulté à diriger un état fort étendu et nous met en garde contre l’agrandissement territorial et la propension des grands états à avoir des régimes autoritaires…

Les conclusions que je tire de ce texte dans la perspective de l’avènement d’une grande démocratie européenne est que le pouvoir central d’un grand état doit être limité dans son chant d’action et doit laisser une grande liberté, notamment économique aux niveaux des états, notamment en ce qui concerne l’innovation qui ne doit être par aucun moyen limité. Cela passe par un marché peu réglementé qui favorise les petites entreprises. Son devoir est d’établir la concurrence, non faussé particulièrement par la maitrise de ses frontières extérieures et le prélèvement de droit de douane, mais également en encourageant l’implantation d’usines étrangères sur son sol en facilitant la circulation des capitaux.

Un grand état se doit d’avoir une constitution, mais cette constitution doit être limitée à la protection des droits fondamentaux. Il doit s’agir d’un texte cour, d’une dizaine de pages tout au plus qui doit recueillir un large consensus. L’état central doit avoir tous les moyens pour faire respecter cette constitution, c’est-à -dire qu’elle doit disposer d’une police fédérale capable de faire respecter cette constitution dans tous les états qui la compose. Enfin l’état central doit disposer d’une armée qui ne substitue par aux armées nationales, mais qui s’ajoute à elles. Cette armée doit avoir pour chef suprême le président de l’union élu au suffrage direct. Des mécanismes opérant de destitution doivent être inscrit dans la constitution afin de prévenir la grande démocratie européenne de sombrer dans la dictature. L’armée européenne doit être équipée de l’arme nucléaire et de tous les vecteurs permettant de projeter la destruction chez les ennemis de l’Union.

Je vous laisse maintenant lire le texte de Montesquieu et espère qui vous inspirera également. Bonne lecture et bons rêves.

Propriétés distinctives de la monarchie (chapitre 17)

Un État monarchique doit être d’une grandeur médiocre. S’il était petit, il se formerait en république ; s’il était fort étendu, les principaux de l’État, grands par eux-mêmes, n’étant point sous les yeux du prince, ayant leur cour hors de sa cour, assurés d’ailleurs contre les exécutions promptes par les lois et par les mœurs, pourraient cesser d’obéir ; ils ne craindraient pas une punition trop lente et trop éloignée. Aussi Charlemagne eut-il à peine fondé son empire, qu’il fallut le diviser ; soit que les gouverneurs des provinces n’obéissent pas ; soit que, pour les faire mieux obéir, il fût nécessaire de partager l’empire en plusieurs royaumes. Après la mort d’Alexandre, son empire fut partagé. Comment ces grands de Grèce et de Macédoine, libres, ou du moins chefs des conquérants répandus dans cette vaste conquête, auraient-ils pu obéir ? Après la mort d’Attila, son empire fut dissous : tant de rois qui n’étaient plus contenus, ne pouvaient point reprendre des chaînes. Le prompt établissement du pouvoir sans bornes est le remède qui, dans ces cas, peut prévenir la dissolution : nouveau malheur après celui de l’agrandissement ! Les fleuves courent se mêler dans la mer : les monarchies vont se perdre dans le despotisme.

Bedingungen für die Errichtung einer großen europäischen Demokratie (Teil 1)

Im Hinblick auf die Schaffung einer großen europäischen Demokratie mit einem direkt gewählten Präsidenten habe ich beschlossen, zwei absolut grundlegende Texte von Charles-Louis de Secondat, Baron de La Brède, und Montesquieu aus „Vom Geist der Gesetze“ (1748) zu veröffentlichen. Im ersten Text, Unterscheidende Eigenschaften der Republik, zeigt Montesquieu, wie schwierig es ist, eine Demokratie in einem großen Gebiet zu errichten. Ich glaube, dass seine Analyse immer noch sehr zutreffend ist, auch wenn wir Beispiele für große Demokratien wie Indien oder die Vereinigten Staaten haben, was mir Hoffnung gibt, dass dies auch in Europa möglich ist.

Montesquieu weist darauf hin, dass die europäische Demokratie sich neu organisieren muss, um das allgemeine Interesse im Gegensatz zu den Einzelinteressen zu gewährleisten.

Tatsächlich stellen wir fest, dass große Privatinteressen versuchen, die Macht in großen Staaten an sich zu reißen, um privaten Interessen zu dienen. Als Beispiel möchte ich Donald Trump in den USA und Wladimir Putin für Russland oder das institutionalisierte System der Lobbys in Europa nennen.

Montesquieu weist uns darauf hin, dass die gegenseitige Unterstützung zwischen den Staaten, die eine Union bilden, sehr wichtig ist, um diese Demokratie dauerhaft zu erhalten. Ich denke, das trifft auf die Verteidigung zu, aber auch auf den Schutz der demokratischen Institutionen in jedem Staat.

Ich höre nun auf, diesen besonders schönen Text zu interpretieren und wünsche Ihnen viel Spaß beim Lesen.

Montesquieu. Vom Geist der Gesetze

Unterscheidende Eigenschaften der Republik (Kapitel 16).

Es liegt in der Natur einer Republik, dass sie nur ein kleines Territorium hat; ohne dieses kann sie kaum bestehen. In einer großen Republik gibt es große Vermögen und daher wenig Mäßigung in den Köpfen: Es gibt zu große Depots, die in die Hände eines Bürgers gelegt werden können; die Interessen werden partikularisiert; ein Mann fühlt zuerst, dass er ohne sein Vaterland glücklich, groß und ruhmreich sein kann; und bald darauf, dass er auf den Trümmern seines Vaterlandes allein groß sein kann. In einer großen Republik wird das Gemeinwohl tausend Erwägungen geopfert; es wird Ausnahmen untergeordnet; es hängt von Zufällen ab. In einer kleinen Republik ist das Gemeinwohl besser empfunden, besser bekannt und jedem Bürger näher; Missbräuche sind dort weniger weit verbreitet und daher weniger geschützt. Was Lakedaimonien so lange bestehen ließ, war die Tatsache, dass es nach all seinen Kriegen immer bei seinem Territorium blieb. Das einzige Ziel Lakedaimonas war die Freiheit; der einzige Vorteil seiner Freiheit war der Ruhm. Es war der Geist der griechischen Republiken, sich mit ihrem Land wie mit ihren Gesetzen zu begnügen. Athen wurde ehrgeizig und gab Lakedaimonien Ehrgeiz, aber eher, um über freie Völker zu herrschen als über Sklaven; eher, um an der Spitze der Union zu stehen, als um sie zu brechen. Alles war verloren, als sich eine Monarchie erhob; eine Regierung, deren Geist mehr auf Vergrößerung ausgerichtet ist. Ohne besondere Umstände ist es schwierig, dass irgendeine andere Regierung als die republikanische in einer einzigen Stadt bestehen kann. Ein Fürst eines so kleinen Staates würde natürlich versuchen zu unterdrücken, weil er eine große Macht und wenig Mittel hätte, um sie zu genießen oder durchzusetzen: Er würde daher seine Völker sehr zertreten. Andererseits würde ein solcher Fürst leicht durch eine fremde Macht oder sogar durch eine inländische Macht unterdrückt werden; das Volk könnte sich jeden Augenblick gegen ihn versammeln und vereinen. Wenn nun der Fürst einer Stadt aus seiner Stadt vertrieben wird, so ist der Prozess beendet; hat er aber mehrere Städte, so ist der Prozess erst begonnen.

Conditions for the establishment of a great European democracy (part one)

In the perspective of a large-scale European democracy with a directly-elected president, I’ve decided to publish two absolutely fundamental texts by Charles-Louis de Secondat, Baron de La Brède and Montesquieu, taken from “De l’esprit des lois” (The spirit of laws 1748). In the first text, distinctive properties of the republic, Montesquieu shows the difficulty of establishing a democracy over a large territory. I think his analysis remains very accurate, even if we have examples of large democracies such as India or the United States of America, which gives me hope that it’s also possible to establish a real democracy in Europe.

Montesquieu indicates that European democracy will have to reorganize itself to guarantee the general interest over particular interests.

Indeed, we can see that large private interests are trying to seize power in large states in order to serve private interests. Examples include Donald Trump in the United States, Vladimir Putin in Russia and the institutionalized system of lobbies in Europe.

Montesquieu tells us that mutual assistance between the states making up the union is very important to perpetuate this democracy. I think this is absolutely true in terms of defense, but also to protect the democratic institutions in each state.

I’ll now stop interpreting this particularly beautiful text and wish you a pleasant reading.

Montesquieu. De l’esprit des lois , the spirit of laws

Distinctive properties of the republic (chapter 16)

It is in the nature of a republic to have only a small territory; without that, it can hardly subsist. In a large republic, there are large fortunes, and consequently little moderation of spirit: there are too many deposits to place in the hands of one citizen; interests become particularized; a man first feels that he can be happy, great, glorious, without his homeland; and soon, that he can be alone great on the ruins of his homeland. In a large republic, the common good is sacrificed to a thousand considerations; it is subordinated to exceptions; it depends on accidents. In a small republic, the public good is better felt, better known, closer to each citizen; abuses are less widespread, and therefore less protected. What kept Lacedemonia going for so long was that, after all its wars, it always stayed within its territory. Lacedemonia’s only goal was freedom; the only advantage of its freedom was glory. It was the spirit of the Greek republics to be content with their lands, as with their laws. Athens acquired ambition, and gave it to Lacedemonia: but it was rather to command free peoples, than to govern slaves; rather to be at the head of the union, than to break it. All was lost when a monarchy arose, a government whose spirit is more inclined towards aggrandizement. Without special circumstances, it is difficult for any government other than the republican to survive in a single city. A prince of such a small state would naturally seek to oppress, because he would have great power and few means to enjoy it, or to make it respected: he would therefore trample his people a great deal. On the other hand, such a prince would be easily oppressed by a foreign force, or even by a domestic force; the people could at any moment assemble and unite against him. Now, when a prince of one city is driven out of his city, the trial is over; if he has several cities, the trial has only just begun.

Conditions de l’établissement d’une grande démocratie européenne (première partie)

Dans la perspective d’une grande démocratie Européenne avec un président élut au suffrage direct, j’ai décidé de publier deux textes absolument fondamentaux de Charles-Louis de Secondat, Baron de La Brède et de Montesquieu qui sont extraits de « De l’esprit des lois » (1748). Dans le premier texte, propriétés distinctives de la république, Montesquieu montre la difficulté d’établir une démocratie sur un grand territoire. Je crois que son analyse reste très juste, même si nous avons des exemples de grandes démocraties tels l’Inde ou les États-Unis, ce qui me donne de l’espoir que cela soit aussi possible en Europe.

Montesquieu indique que la démocratie européenne devra se réorganiser pour garantir l’intérêt général fasse aux intérêts particuliers.

En effet, nous constatons que des grands intérêts privés essaient de s’approprier le pouvoir dans les grands états dans le but de servir des intérêts privés. Je citerai l’exemple de Donald Trump aux États-Unis et de Vladimir Poutine pour la Russie ou le système institutionnalisé des Lobbys en Europe.

Montesquieu nous indique que l’assistance mutuelle entre les états composant l’union est très important pour pérenniser cette démocratie. Je pense que c’est tout à fait vrai au niveau de la défense mais également pour protéger les institutions démocratiques dans chaque état.

Montesquieu. De l’esprit des lois

Propriétés distinctives de la république (chapitre 16)

Il est de la nature d’une république qu’elle n’ait qu’un petit territoire ; sans cela, elle ne peut guère subsister. Dans une grande république, il y a de grandes fortunes, et par conséquent peu de modération dans les esprits : il y a de trop grands dépôts à mettre entre les mains d’un citoyen ; les intérêts se particularisent ; un homme sent d’abord qu’il peut être heureux, grand, glorieux, sans sa patrie ; et bientôt, qu’il peut être seul grand sur les ruines de sa patrie. Dans une grande république, le bien commun est sacrifié à mille considérations ; il est subordonné à des exceptions ; il dépend des accidents. Dans une petite, le bien public est mieux senti, mieux connu, plus près de chaque citoyen ; les abus y sont moins étendus, et par conséquent moins protégés. Ce qui fit subsister si longtemps Lacédémone, c’est qu’après toutes ses guerres, elle resta toujours avec son territoire. Le seul but de Lacédémone était la liberté ; le seul avantage de sa liberté, c’était la gloire. Ce fut l’esprit des républiques grecques de se contenter de leurs terres, comme de leurs lois. Athènes prit de l’ambition, et en donna à Lacédémone : mais ce fut plutôt pour commander à des peuples libres, que pour gouverner des esclaves ; plutôt pour être à la tête de l’union, que pour la rompre. Tout fut perdu lorsqu’une monarchie s’éleva ; gouvernement dont l’esprit est plus tourné vers l’agrandissement. Sans des circonstances particulières, il est difficile que tout autre gouvernement que le républicain puisse subsister dans une seule ville. Un prince d’un si petit État chercherait naturellement à opprimer, parce qu’il aurait une grande puissance et peu de moyens pour en jouir, ou pour la faire respecter : il foulerait donc beaucoup ses peuples. D’un autre côté, un tel prince serait aisément opprimé par une force étrangère, ou même par une force domestique ; le peuple pourrait à tous les instants s’assembler et se réunir contre lui. Or, quand un prince d’une ville est chassé de sa ville, le procès est fini ; s’il a plusieurs villes, le procès n’est que commencé.

What does the dissolution of the Assemblée Nationale mean to me?

The dissolution of the National Assembly desired and pronounced by French President Emmanuel Macron, as the constitution allows him to do, is in the circumstances a big mistake, but it is also a betrayal, and a striking demonstration that an investment banker does not necessarily make a good president. You’d have to have read Montesquieu to understand why, mister business man.

This dissolution is a betrayal of those who put their trust in him. Not only does it nullify my votes, but it will result in far right coming to power, which is what I wanted to avoid.

The Republican front against far right will no longer exist, I am afraid. Emmanuel Macron had a relative majority. He had a mandate, but had to find a majority on texts on a case-by-case basis. But what I saw was deputies overcoming their disagreements before the President, by playing institutional tricks, reduced their work to nothing, closing the door to any compromise. I’m afraid he did weakened our institutions by turning the Constitutional Council into a clergyman!

Internationally, Emmanuel Macron has failed to denounce and act against the crimes committed by Benjamin Netanjahu’s far-right, religious extremist government. Nor will he have strengthened the power of the United Nations by helping to endow it with a monopoly on legitimate violence.

So we’re heading for cohabitation. In other words, Emmanuel Macron will have to work with a far-right Prime Minister. The people who have supported Macron will not accept this. Emmanuel Macron will find himself all alone. Does France need a cohabitation? The answer is certainly yes, but I fear that the president will use all the strings the constitution offers him to block, prevent and divide, and that in the end only the discontent will emerge that could give the far-right the possibility of also being elected by direct universal suffrage, i.e. in the current state of our constitution the power to block everything at European level too, because the president would be far-right and Putin-compatible.

Let’s never divide ourselves as French people. I have great respect for those who see hope in the far right, but I’m afraid they’re wrong, and I’d like to tell them that it’s going to complicate my life as a frontier worker, i.e. when passing the frontier between France and Germany, because that is my reality, the Europe in which I live.

As of this minute, I consider myself to be in the opposition and no longer a member of Renaissance (renew). I won’t be taking part in the Front Républicain against far right for the simple reason that I haven’t found a political force in which I could fight for a Europe in which the European president is elected by universal suffrage, and in which this Europe has a common, independent defense.

I am for a European Nationalism not at the french state level. I want a European national state with an elected president. It sound crazy, but I am sure I am not the only one.

To conclude on a note of black humor, I’d say that Europe began with a famous Cognac merchant who served his customers well. Then finance took over, and we had Emmanuel Macron. When you go into debt, first the house is mortgaged, then the banker becomes the owner of the house, then it’s sold, but rarely with its inhabitants. You may said you found investors, but the truth is you are selling the house. So the question for the banker is how to get rid of the inhabitants of this house, which is our democracy? Well, the answer is Manu-Militari using dissolution!.

French people, let’s not divide ourselves. Our diversity of opinion is our wealth and a resource for economic and social progress, but let’s not waste our energy on sterile quarrels.

Suffrage has spoken. Let’s respect this vote, but remain vigilant. Voters will soon tire of the disorder caused in France by the bazooka methods of a Netanjahu, even if he’s wearing a skirt. France abhors disorder.

Was bedeutet die Auflösung der Nationalversammlung für mich?

Die von Staatspräsident Emmanuel Macron gewollte und verkündete Auflösung der Nationalversammlung, wie sie ihm laut Verfassung erlaubt ist, ist unter den gegebenen Umständen ein schwerer Fehler, aber auch ein Verrat und der eindrucksvolle Beweis dafür, dass ein Investmentbanker nicht zwangsläufig einen guten Präsidenten macht. Man müsste Montesquieu gelesen haben, um den Grund dafür zu verstehen.

Diese Auflösung ist ein Verrat an denjenigen, die ihm ihr Vertrauen geschenkt haben. Sie macht nicht nur meine Stimmen ungültig, sondern führt auch dazu, dass Marine Le Pen an die Macht kommt, was ich verhindern wollte.

Die republikanische Front wird nicht mehr stattfinden. Emmanuel Macron hatte eine relative Mehrheit. Er hatte ein Mandat, musste aber von Fall zu Fall eine Mehrheit für Texte finden. Aber was ich gesehen habe, waren Abgeordnete, die ihre Meinungsverschiedenheiten überwunden haben, bevor der Präsident mit institutionellen Tricks ihre Arbeit zunichte gemacht und die Tür für jeden Kompromiss geschlossen hat. Ich befürchte sehr, dass er unsere Institutionen geschwächt hat, indem er den Verfassungsrat die Rolle des Klerus spielen ließ!

Auf internationaler Ebene hat es Emmanuel Macron versäumt, die Verbrechen der rechtsextremen und religiös extremistischen Regierung von Benjamin Netanjahu anzuprangern und dagegen vorzugehen. Er hat es auch versäumt, die Macht der Vereinten Nationen zu stärken, indem er dazu beigetragen hat, sie mit dem Monopol legitimer Gewalt auszustatten.

Wir bewegen uns also auf eine „Cohabitation“ zu. Das heißt, Emmanuel Macron wird mit einem rechtsextremen Premierminister zusammenarbeiten müssen. Die Menschen, die Macronie unterstützt haben, werden dies nicht akzeptieren. Emmanuel Macron wird also ziemlich allein dastehen. Braucht Frankreich eine Kohabitation? Die Antwort ist sicherlich positiv, aber ich befürchte, dass der Präsident alle Tricks anwenden wird, die ihm die Verfassung bietet, um zu blockieren, zu verhindern, zu spalten, und dass am Ende nur die Unzufriedenheit herauskommen wird, die der „Rassemblement National“ die Möglichkeit geben könnte, ebenfalls direkt gewählt zu werden, d. h. beim derzeitigen Stand unserer Verfassung die Macht, alles auch auf europäischer Ebene zu blockieren, weil der Präsident rechtsextrem und Putin-kompatibel wäre.

Wir dürfen uns niemals spalten lassen. Ich habe großen Respekt vor den Menschen, die in „Rassemblement National“ oder AfD eine Hoffnung sehen, aber ich fürchte, dass sie sich irren, und ich möchte ihnen sagen, dass dies mein Leben als Grenzgänger erschweren wird.

Von dieser Minute an sehe ich mich in der Opposition und bin nicht mehr Mitglied Renaissance (Renew). Ich werde mich nicht an der Front Républicain beteiligen, aus dem einfachen Grund, dass ich keine politische Kraft gefunden habe, in der ich für ein Europa kämpfen könnte, in dem der europäische Präsident in allgemeiner (direkt von Bürger) Wahl gewählt wird und dieses Europa eine gemeinsame und unabhängige Verteidigung erhält.

Um mit einer Note schwarzen Humors zu schließen, würde ich sagen, dass wir in Europa zunächst einen berühmten Cognac-Händler hatten, der seinen Kunden gut gedient hat (Jean Monnet). Dann übernahm die Finanzwelt die Oberhand und wir bekamen Emmanuel Macron. Wenn man Schulden macht, wird das Haus zuerst mit einer Hypothek belastet, dann wird der Banker Eigentümer des Hauses, und dann wird es verkauft, aber selten mit seinen Bewohnern. Die Frage für den Banker lautet also: Wie wird man die Bewohner dieses Haus los? Nun, die Antwort lautet: Manu militari und mit einer Auflösung!

Franzosen, lasst uns nicht spalten. Unsere Meinungsvielfalt ist unser Reichtum und die Ressource für wirtschaftlichen und sozialen Fortschritt, aber wir sollten unsere Energie nicht in unfruchtbaren Streitereien vergeuden.

Die Wähler haben gesprochen. Respektieren wir dieses Votum, aber bleiben wir wachsam. Die Wähler werden schnell genug haben von der Unordnung, die die Bazooka-Methoden eines Netanjahu, selbst wenn er einen Rock trägt, in Frankreich verursachen. Frankreich hasst Unordnung, Deutschland auch!

Que signifie la dissolution de l’Assemblée Nationale pour moi ?

La dissolution de l’Assemblée nationale voulue et prononcée par le président de la République Emmanuel Macron, comme lui permet la constitution, est dans les circonstances une grave erreur, mais c’est aussi une trahison, et l’éclatante démonstration qu’un banquier d’affaire ne fait pas nécessairement un bon président. Il faudrait avoir lu Montesquieu pour en comprendre la raison.

Cette dissolution est une trahison pour ceux qui lui ont accordé leur confiance. Non seulement, elle annule mes votes, mais elle va abouti à l’arrivée au pouvoir du rassemblement national, ce que je voulais éviter.

Le front républicain n’aura plus lieu. Emmanuel Macron avait une majorité relative. Il avait mandat, mais devait trouver une majorité sur des textes au cas par cas. Mais ce que j’ai vu, c’est des députés qui ont surmonté leurs désaccords avant que le président, en jouant d’astuces institutionnelles, réduit à néant leur travail, fermant la porte à tout compromis. Je crains fort que l’on ait affaibli nos institutions en faisant jouer au Conseil constitutionnel le rôle du clergé !

Au niveau international, Emmanuel Macron n’aura pas su dénoncer et agir contre les crimes commit par le gouvernement d’extrême droite et d’extrémiste religieux de Benjamin Netanjahu. Il n’aura pas non plus renforcé le pouvoir des Nations Unies en contribuant à la doter du monopole de la violence légitime.

Nous nous dirigeons donc vers une cohabitation. Les motivations des gens qui ont soutenu la Macronie sont-elles solubles dans le rassemblement national, la réponse est, Non ! Emmanuel Macron se retrouvera donc bien seul. La France a-t-elle besoin d’une cohabitation ? La réponse est certainement affirmative, mais je crains que le président utilisera toutes les ficelles que lui offre la constitution pour bloquer, empêcher, diviser et qu’il ne sortira finalement que le mécontentement qui pourrait donner au rassemblement national une légitimité au suffrage universel directe, c’est-à-dire dans l’état actuel de notre constitution le pouvoir de tout bloquer également au niveau européen…

Ne nous divisons jamais. J’ai un profond respect pour les gens qui voient dans le rassemblement national une espérance, mais je crains qu’ils ne se trompent et je voudrais leur dire que cela va compliquer ma vie de frontalier.

À partir de cette minute, je me considère dans l’opposition et je ne suis plus membre de Renaissance. Je ne participerai pas au Front Républicain pour la simple raison, que je n’ai pas trouvé de force politique dans laquelle je pourrais me battre pour une Europe, dans laquelle le président européen soit élu au suffrage universel et que cette Europe se dote d’une défense commune et indépendante.

Pour conclure avec une note d’humour noir, je dirais, que nous avons eu en Europe pour commencer un célèbre marchand de Cognac qui a bien servi, ses clients. Puis la finance a pris le dessus, et on a eu Emmanuel Macron. Quand on fait des dettes, la maison est d’abord hypothéquée, puis le banquier devient propriétaire de la maison, puis elle est vendue, mais rarement avec ses habitants. La question pour le banquer est donc comment se débarrasser des habitants d’une démocratie ? Eh bien la réponse est Manu militari !

Français, ne nous divisons pas. Notre diversité d’opinion est notre richesse et la ressource du progrès économique et sociale, mais ne gaspillons pas notre énergie dans des querelles stériles.

Le suffrage a parlé. Respectons ce vote, mais restons vigilant. Les électeurs se lasseront vite du désordre que provoquera en France les méthodes bazooka d’un Netanjahu fut-elle en jupe. La france a horreur du désordre.

Auf geht’s, Kind des Vaterlande

Auf geht’s, Kind des Vaterlande

Als ich mir die Debatten im französischen Fernsehen anhörte, stellte ich mir die Frage, ob ich wirklich alles selbst machen muss, damit Europa so wird, wie ich es mir wünsche, d. h. ein Europa, das sich selbst und seine Grenzen verteidigen kann und in der Lage ist, nach den Regeln zu leben, die seine Bürger selbst gewählt haben. Mein Problem ist das Angebot. Ich meine, dass es in Frankreich kein politisches Angebot gibt, das meinem Wunsch entspricht, dass Europa einen Präsidenten bekommt, der direkt von den europäischen Bürgern gewählt wird und der die Macht hat, unsere Ressourcen zu mobilisieren, um uns gegen einen Aggressor zu verteidigen, der heute Russland heißt und den es zu besiegen gilt, den es zu vernichten gilt, um ein demokratisches Russland aufzubauen.

Ich habe Schwierigkeiten, die Argumente der „Rassemblement national“ zu verstehen, die sich aufregt, wenn eine alte Dame in Paris angegriffen wird, aber dem Angreifer entgegenkommt, wenn dieser heute Ukraine und morgen die baltischen Staaten oder Polen heißt. Was ist von Jordan Bardellas Idee zu halten, die Kontrolle an der französischen Grenze wieder einzuführen? Das wäre zweifellos das, was die Wolke von Tschernobyl aufgehalten hätte. Im Ernst: Das würde mich als Grenzgänger am meisten ärgern, wenn ich noch mehr Kontrollen über mich ergehen lassen müsste, um zur Arbeit zu gehen!

Was François-Xavier Bellamy betrifft, was ist von ihm zu halten, wenn er uns erklärt, dass das Europa der Verteidigung ein Unsinn ist, weil Europa keine Demokratie ist?

Ich werde daher versuchen, seine Gedanken zu übersetzen,

Die europäischen Institutionen sind ein Betrug. Sie müssen geändert werden. Die französischen Institutionen wurden mit der Idee einer zentralisierten Macht konzipiert, um im Kriegsfall schnell Entscheidungen treffen zu können, um der Dringlichkeit gerecht zu werden. Unsere Nationalhymne fordert uns zum Widerstand auf. Frankreich hat die Atombombe, und ja, man kann sich fragen, was die anderen europäischen Staatsoberhäupter die ganze Zeit über im Kopf hatten. Und was unsere europäische Hymne betrifft, so spucke ich darauf oder wische mich damit ab.

Die europäischen Führer wollten alle Frieden, aber Frieden zu wollen bedeutet zu arbeiten, nicht nur zu singen.

Auf geht’s, Kind des Vaterlandes,
Der Tag des Ruhms ist gekommen!
Gegen uns der Tyrannei,
Die blutige Fahne ist erhoben
Die blutige Fahne ist erhoben
Hört ihr auf dem Land
Wie die wilden Soldaten brüllen?
Sie kommen bis in eure Arme
Eure Söhne und Frauen werden ausgeweidet!
Zu den Waffen, Bürger! Bildet
Eure Bataillone!
Lasst uns marschieren! Ja, lasst uns marschieren!
Möge unreines Blut
Tränkt unsere Furchen!
Unsere Furchen!

Faut-il vraiment que je fasse tout moi-même ?

Faut-il vraiment que je fasse tout moi-même ?

En écoutant les débats à la télévision française, je me suis posé la question, faut-il vraiment que je fasse tout moi-même pour que l’Europe soit ce que je souhaite, c’est-à-dire une Europe capable de se défendre, de défendre ses frontières et capable de vivre selon les règles que ses citoyens auront choisies. Mon problème, c’est l’offre. Je veux dire qu’il n’y a pas d’offre politique en France qui réponde à mon souhait que l’Europe se dote d’un président élu au suffrage universel, et qui a le pouvoir de mobiliser nos resources pour nous défendre contre un agresseur qui s’appelle aujourd’hui la Russie et qu’il faudra vaincre, qu’il faudra anéantir pour construire une Russie démocratique.

J’ai du mal de comprendre les arguments du rassemblement national qui s’émeut lorsqu’une vielle dame se fait agresser à Paris, mais qui, est bien conciliant avec l’agresseur lorsque l’agressé s’appelle aujourd’hui Ukraine et demain les pays Baltes ou la Pologne. Que penser de l’idée de Jordan Bardella de rétablir le contrôle à la frontière française. C’est sans doute ce qui aurait arrêté le nuage de Tchernobyl. Plus sérieusement, c’est ce qui me ferait le plus chier en tant que frontalier, si je devais subir encore des contrôles pour aller travailler !

Quant à François-Xavier Bellamy, que penser de lui lorsqu’il nous explique que l’Europe de la défense est un non-sens, car l’Europe n’est pas une démocratie ?

Je vais donc essayer traduire sa pensée,

Les institutions européennes sont une imposture. Elles devront être changées. Les institutions Française ont été conçues avec l’idée d’un pouvoir centraliser pour faire fassent en cas de guerre à des prises de décision rapide pour faire fasse à l’urgence. Notre hymne national, nous invite à résister. La France à la bombe atomique, et oui, on peut se demander ce que les autres dirigeant européen avait dans la tête pendant tout ce temps, et notre hymne européen, je crache dessus.

Les dirigeants européens voulaient tous la paix, mais vouloir la paix cela veut dire travailler, pas uniquement chanter.

Allons enfant de la patrie,

Le jour de gloire est arrivé !

Contre nous de la tyrannie,

L’étendard sanglant est levé

L’étendard sanglant est levé

Entendez-vous dans les campagnes

Mugir ces féroces soldats?

Ils viennent jusque dans vos bras

Égorger vos fils et vos compagnes!

Aux armes, citoyens! Formez

Vos bataillons!

Marchons! Oui, marchons!

Qu’un sang impur

Abreuve nos sillons!

Sillons!

Ein weinender Europäer – 7 Jahre Präsidentschaft von Emmanuel Macron: Wie funktioniert das noch mal?

L'homme européen qui pleure

Muss ich nach so vielen Monaten, in denen ich keinen einzigen Blog geschrieben habe, noch eine Form von Überdruss zum Ausdruck bringen? Ein Szenario, das von amerikanischen Vordenkern geschrieben wurde, lässt sich nicht aufhalten. Unser Europa ist nicht auf dem Weg zum Krieg, es befindet sich im Krieg. Dieser Krieg entspringt dem Hass, dem Hass auf Frankreich und auf das alte Europa, als Frankreich mit doppelter Schallgeschwindigkeit unterwegs war, als Europa durch die Währungsunion zu einer Wirtschaftsmacht wurde. Dieser Hass verstärkte sich, als Dominique de Villepin und das deutsche Bundeskanzleramt es wagten, sich dem von Amerika 2003 geführten Krieg zu widersetzen, der den Nahen Osten ins Chaos stürzte, mit seinem Anteil an Flüchtlingen und Terrorismus. Dieser Hass, dieser Wahnsinn, richtete sich dann gegen China. Dieses wunderbare China, das nicht mehr nur die Fabrik der Welt ist, sondern auch führend in der Hochtechnologie. Die Geschichte wird von den Siegern geschrieben. Wird sie von einem entwaffneten Europa geschrieben werden?

Liebes altes Europa, dein Kopf kennt kaum deine Beine

Die oft deine Arme nicht verstehen

Wie funktioniert das noch mal?

Wie funktioniert ein Körper, der seinem eigenen Körper fremd ist?

Wir wissen es nicht, es ist uns egal, wir küssen uns trotzdem.

Und wir haben Recht!